Le patrimoine des communes du Territoire de Belfort

Par Fourel David

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Canton de Belfort.

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ETANG DES FORGES

Etang des forges
L’activité métallurgique, florissante autrefois à Belfort en raison de la présence de mines de fer à proximité, est à l’origine du nom de deux quartiers de la ville : Le Fourneau et Les Forges. Si le « fourneau de Belfort » est déjà cité dans l’urbaire de 1394, l’origine de l’étang des Forges, quant à elle, n’est pas connue. Son eau a longtemps actionné les deux marteaux de la forge installée près de sa chaussée. L’installation a cessé toute activité en 1858. Les bâtiments, rachetés en 1884 par la maison Steiner, spécialisée dans la teinture et l’impression sur tissus, ont aujourd’hui laissé place à la Centrale laitière de Franche - Comté. Un atelier de potier gallo – romain a été découvert sur la rive nord de l’étang.

ECOLE JULES - HEIDET

XIVe - XVIe siècles

Grès rose

Place des Bourgeois

ECOLE JULES - HEIDET
Édifié au XIVe siècle, reconstruit en 1567, le bâtiment est à l’origine la halle ou « aulle » aux grains de la ville. Devenue hôtel seigneurial de Duras et siège de la justice de bailliage au XVIIIe siècle, il accueille l’administration du district pendant la Révolution et, en l’an VIII, la première sous - préfecture. La ville l’acquiert en 1827 et le transforme en collège. La création d’un lycée en 1873, pour faire face à l’afflux d’élèves alsaciens, entraîne la disparition du collège. Les locaux devenus vacants accueillent une école communale et, de 1880 à 1910, l’école normale de garçon et une école d’application. Depuis 1948 l’école porte le nom de Jules Heidet, l’un de ses directeurs mort en déportation.

ARCADE

XIVe siècle

Grès rose

École Jules - Heidet

ARCADE
Les vieilles arcades de la cour intérieure de l’école Jules - Heidet sont l’ultime vestige de sa fonction originelle de halle aux grains. Au XIXe siècle, elles abritent les chevaux des militaires du pavillon de la rue du Rosemont, comme le rappelle dans ses souvenirs l’historien belfortain Henri Bardy : « le rez- de chaussée de l’aile droite longeant la rue du pavillon servait d écurie à des chevaux de cavalerie : au - dessus étaient les salles occupées par les classes […]. On entendait sous soi les piaffements des chevaux, mais on y était bien habitué que l’on n’y prêtait plus la moindre attention. »

CLOCHE

Année 1604

(diamètre : 45,5 cm, Hauteur : 38,5 cm)

École Jules - Heidet

CLOCHE
Placée contre le mur nord - est de la cour intérieure, c’est la plus ancienne cloche de Belfort. Elle provient de l’église Saint - Denis, rasés au milieu du XVIIIe siècle. Elle porte, outre la date 1604, le nom de son parrain, Nicolas Serrey, maître bourgeois, celui de sa marraine, Guionne Robin, femme de noble Antoni Cuenin, les armes de Belfort et quelques autres figures en médaillons. Elle sonne en sol dièse. (C1. M. H.3 7 mars 1977) 3 partiellement classée à l’Inventaire des Monuments historiques.

TOUR DES BOURGEOIS

XIVe siècle

TOUR DES BOURGEOIS
Belfort ayant obtenu sa charte de franchise en 1307, les bourgeois doivent dès lors assurer de manière autonome l’entretien du rempart, ainsi que sa garde et la défense de la cité en temps de guerre. Élément majeur du système défensif, la tour des Bourgeois assure la liaison entre l’enceinte médiévale et le château, ainsi que la défense face à une attaque qui serait menée depuis la hauteur de La Justice. En 1579 Daniel Specklin envisage sa suppression, mais il n’est pas donné suite au projet. En 1687, Vauban l’inclut dans la fortification de la ville en supprimant son fossé et en l’épaulant par deux demi - bastions. Les amorces de galerie de contre - mines partant de son sous - sol son creusés vers. 1831 - 1835.

CHAPELLE DE BRASSE (chœur)

XIVe siècle

Cimetière de Brasse

CHAPELLE DE BRASSE (chœur)
Citée dès 1196, l’église de Brasse est, à l’origine, l’église mère d’une paroisse regroupant plusieurs villages de la moyenne vallée de la Savoureuse. Placée sous le vocable de saint Christophe, elle est ultérieurement en rivalité constante avec Saint - Denis, église de la ville, qui finit par lui ravir, au XVIIIe siècle, le titre d’église paroissiale. En 1654, durant le siège de Belfort, lorsque le maréchal de La Ferté reprend la ville, au non du roi de France, au comte de La Suze, qui a choisi le camp de la Fronde, un incendie détruit en grande partie l’édifice. Le chœur est le seul vestige de l’église du XIVe siècle.

VIERGE DE BRASSE

XVIe siècle

Bois

Chapelle de Brasse

VIERGE DE BRASSE
Pietà polychrome, longtemps revêtu d’une robe blanche, la Vierge de Brasse a fait l’objet d’une grande dévotion au XIXe siècles et pendant une partie du XXe siècle. Provenant probablement de la chapelle Notre - Dame - de - Lorette, détruite en 1793, mise à l’abri durant la tourmente révolutionnaire, elle réapparaît à Brasse après la signature du Concordat. En 1944, Belfort ayant été préservé de la destruction, les curées de chaque paroisse font vœu de venir avec leurs fidèles, à tour de rôle, chaque année, durant vingt ans, remercier la Viège tutélaire de Brasse.