Le patrimoine des communes du Territoire de Belfort

Par Fourel David

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Rougemont-le-Château

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Canton de Rougemont-le-Chateau

Arrondissement de Belfort

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Superficie : 1664ha - Population 2013 : 1396 habitants

Habitants : les Rougemontois

Cours d'eau: : la Saint - Nicolas

Origine du nom:du toponyme allemand Rothenburg.

vestiges

VESTIGES DE CHÂTEAU

XIIe siècle - Montagne des Boulles

Cette forteresse, édifiée sur la montagne des Boulles, à 736 mètres d’altitude, appartient aux comtes de Ferrette. Le château doit défendre et surveiller la porte sud de l’Alsace et symboliser la puissance des seigneurs dans la région. Compte tenu de sa petite taille, il ne peut abriter qu’une douzaine de personnes. Le château est détruit en 1375 par les bandes d’Enguerrand de Coucy. L’important matériel archéologique à caractère militaire, civil et religieux révélé par les fouilles se trouve au musée de Belfort.

mine

MINE - La Goutte des Saules.

Fin du XVIe - début du XVIIe siècle

l s’agit d’une galerie de mine ouverte dans le cadre de l’exploitation des filons argentifères du district minier de Giromagny. La galerie est destinée à dénoyer une mine située plus haut dans la montagne. Longue de 122 mètres, la galerie a un profil d’ogive tronquée d’environ 2,20 mètres de haut et 60 centimètres de large. La paroi présente des traces de pointerolles et conserve ses niches destinées à recevoir des lampes à huile.


maison

MAISON DU MOINE -

Sainte - Catherine

Mentionné dès 1441, la maison du Moine est décrite à l’état de ruine au XVIe siècle. La chapelle qui est reconstruite, à la fin du siècle suivant, à proximité de l’emplacement initial, attire quelques ermites et devient un lieu de pèlerinage, car l’eau de la source Saint - Catherine, située à côté de la chapelle, est réputée guérir les maladies des yeux. En 1748, la chapelle est en ruine. L’habitation, révélée par des fouilles, n’abritait pas plus de deux moines et se composait de trois pièces, la première comportant un four à pain, la seconde un poêle, et la troisième servant de réserve.


/saint

SAINTE CATHERINE -XVIIIe siècle

Sculpteur : Juhannus – Bois Polychrome et doré - Presbytère

Cette statue a été restaurée par Francine Lanoix de Villars - les - Blamont, grâce à une souscription.

chapelle

CHAPELLE

Année 1876 - Sainte - Catherine

Après les chapelles du XVe siècle puis du XVIIe siècle, cet édifice, construit à l’initiative de la famille de Gaston Ehrard, industriel du textile et maire de Rougemont, est la troisième chapelle érigée sur le même site.

couvent

COUVENT SAINT - NICOLAS.-

Année 1775

En 1775, les familles anabaptistes Klopfenstein et Müller, qui ont affermé les terres de Saint - Nicolas, y construisent une ferme. Rachetée en 1850 par Émile Keller, elle lui sert d’habitation avant la construction de son château dans les années 1860. En 1859, Émile Keller entreprend la fondation d’un orphelinat agricole, dont il confie la gestion aux dominicaines de Saint - Catherine de Sienne. Le bâtiment fait par la suite l’objet de plusieurs agrandissements et transformations.

croix

CROIX DU PRIEUDRÉ

Année 1895 - Couvent Saint - Nicolas

Fondé en 1093 par ermite du nom de Pierre, le prieuré de Saint - Nicolas dépend de l’abbaye de Molesmes. Il n’abrite jamais plus de quatre bénédictins et, au XVIe siècle, un seul moine occupe encore le prieuré que l’abbaye, déchue, ne peut sauver de la décrépitude. Aussi, en 1635, est - il confié aux jésuites de Colmar avant de revenir, après la suppression de leur ordre, au Collège royal de Colmar, en 1765. Cette croix, qui porte la date de son érection et les initiales d'Émile Keller, est édifiée pour célébrer le souvenir de cette fondation.

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CHAPELLE

Année 1866 - Saint - Nicolas

Cette chapelle, construite à l’initiative d’Émile Keller, est utilisée par sa famille comme crypte et pour les offices par les dominicaines.

emile

ÉMILE KELLER

Seconde moitié du XIXe siècle. - Collection particulière.

Né à Belfort, dans une riche famille de la bourgeoisie locale Émile Keller (1828 - 1909) poursuit des études aux lycées Henry IV et Louis - le - Grand, puis entreprend des études de droit. Marié à Mathilde Humann, petit - fille d’un ministre de Louis - Philippe, il a quatorze enfants dont cinq entrent en religion. En 1859, Émile Keller fonde un orphelinat agricole qui abrite un convent de dominicaines. Rallié à l’Empire, il est élu au corps législatif, en mars 1859, mais, opposé à la politique de Napoléon III, il est battu aux élections de 1863. Réélu, en 1869, à Guebwiller et en Vendée, il choisit le siège alsacien. En 1870, il crée un corps de Francs - tireurs, qui combat dans les Vosges et avec l’armée du général Bourbaki. En 1871, il lit à l’assemblé de Bordeaux la protestation des trente - six députés alsaciens et lorrains opposés à l’annexion de l’Alsace - Lorraine par les Allemands. Jusqu’en 1889, Émile Keller est élu plusieurs fois député de Belfort, Notamment aux dépens de Denfert - Rochereau.

calvaire

CALVAIRE DOMINIQUE HAAS - Vers 1885

Sculpteur : Voegelin -Grès et marbre blanc-Saint - Nicolas

Dominique Haas est domicilié à Belfort, où il exerce l’activité de banquier à la suite de son oncle François - Joseph - Haas, grand - père d’Émile Keller. Ce calvaire, entièrement en grès, comporte une dédicace et un texte gravé sur une plaque de marbre blanc. Exécuté par le sculpteur Voegelin de Mulhouse, il est érigé à l’initiative d’Émile Keller, après le décès de Dominique Haas, survenu le 24 novembre 1885.