Le patrimoine des communes du Territoire de Belfort

Par Fourel David

Bienvenue dans le site patrimoine des communes du territoire de Belfort

Lepuix-Gy

photo1

Canton de Giromagny

Arrondissement de Belfort

photo2

Superficie : 2984ha - Population 2013 : 1184 habitants

Habitants : les Môtieux.

Cours d'eau: La Savoureuse et la Beucinière.

Origine du nom: de puits, fontaine ou puits de mine, et de l’anthroponyme Gaiacus.

mine

MINE SAINT GUILLAUME (entré)

XVIe siècle

Dès le XVe siècle, les filons argentifères sont exploités, d’abord en surface, à partir de laquelle le filon le plus productif est recherché. Une tranchée d’accès est ensuite aménagée, et un puits est foré pour atteindre le travers - banc de la mine voisine. Au XVIe siècle, les mines Saint - Michel et Saint - Thiébaud sont créées pour compléter l’exploitation du même filon dit Saint - Guillaume. Cette mine est citée en 1566 comme l’une des trois meilleures de Lepuix. Le creusement est d’abord effectué à la cote 800, puis un travers - banc inférieur a la cote 760 ,long de plus de cent mètres, permet de dénoyer les travaux supérieurs. Ce dernier est approfondi en 1778. Il porte alors, en allemand, le nom de « Saint - Guillaume à la montagne des Mages ». Ce puits sert actuellement de captage d’eau potable pour la commune

maison

MAISON DE MINEUR (détail) Année 1696

Pierre et bois - Rue de l’Église

D’abord entièrement construit en bois, l’habitat du mineur se distingue de la maison paysanne au toit pentu couvert de chaume. En 1564, ces baraques sont incendiées par les welches francophones qui acceptent mal les mineurs émigrés allemands ou autrichiens, les coutumes sont différentes. Au XVIIIe siècle, les maisons de mineurs sont reconstruites en pierre au même emplacement. Elles comportent un étage et un toit plat recouvert de bardeaux. Modestes mais assez vastes pour abriter une famille nombreuse et une vache ou une chèvre, du foin, quelques poules et quelques récoltes, elles sont caractéristiques du statut du mineur - paysan.


eglise

ÉGLISE NOTRE DAME - XIXe siècle

Grès des Vosges

Une première église des mineurs est dédiée à Notre - Dame dès 1603. Á cette époque, les habitants sont qualifiés de mauvais paroissiens, et le curé témoigne de l’état de pauvreté des mineurs. Un christ provenant de cet édifice est conservé. Placée sous l’invocation de la Nativité de la Vierge depuis 1667, l’église est reconstruite au XVIIIe siècle. Elle peut alors accueillir 1 000 personnes. Puis les murs extérieurs sont élevés, dans le style roman, au siècle suivant.


ensemble

ENSEMBLE DES TROIS ROIS Vers le XVIIe siècle

Bois doré et plâtre -Église Notre - Dame

Placé dans l’avant - chœur à droite, ce groupe statuaire représente les Rois mages venus adorer Jésus à Bethléem et fêtes le jour de l’Épiphanie. La tradition en fait des rois, nommées Balthazar, Gaspard et Melchior dès le VIIe siècle, les races noire, asiatique et blanche leur sont attribuées. Ils sont représentés avec les présents décrits dans l’Évangile, qui sont l’or, symbole de richesse, l’encens, signe de prière, et la myrrhe, qui préfigure la Passion. Cet ensemble est longtemps demeuré l’objet de pèlerinages, et plusieurs toponymes, comme les Prés des Trois Roi ou la Montagne des mages, indiquent la forte dévotion locale.

schlite

SCHLITTE.-

XIXe siècle- Bois --( Ferme ).

Les forêts sont longtemps exploitées pour les fonderies des mines du Rosemont. Les vestiges de nombreuses « places de charbonniers » indiquent l’emplacement de la fabrication du charbon de bois. Coupé par les bûcherons dans la montagne, le bois est descendu au moyen de schlitte1, du verbe allemand qui signifie « glisser ». Ces grands traîneaux sont tirés sur un chemin de rondins appelé Schlittweg ou « rafton ». Le schlitteur taille lui - même son outil, généralement en frêne pour en assurer le solidité et la légèreté, car le traîneau doit être remonté sur les épaules. Les brancards cintrés sont en érable. Provoquant de graves accidents le chargement de la Schlitte s’élève à deux cordes, soit l’équivalent des provisions d’une famille parisienne pour un hiver.

fontaine

FONTAINE - LAVOIR

XIXe siècle - Rue de l’Église

La rue de l’Église comporte de nombreuses fontaines. Située au carrefour de ruelles, ou gasses, celle - ci conserve ses trois bacs en eau et sa goulotte en fonte. Elle alimentait en eau potable une dizaine de maisons et disposait de planches à laver où les femmes venaient faire leur lessive. Comme les fontaines postmédiévales, elle est ornementée d’une Vierge, placée au XIXe siècle sous le signe de l’Immaculée Conception. Avec la taverne fréquentée par les hommes, le lavoir constitue un lieu d’échanges et d’informations privilégié.

ferme

FERME - AUBERGE DU BALLON D’ALSACE

XIXe siècle - Granit

Cette construction longue et basse s’inscrit dans l’occupation continue des chaumes(1), surtout depuis le XVIe siècle. Ce type de ferme est traditionnellement tenu par un marcaire1, de l’allemand Meiker, préposé à la garde des troupeaux et à la fabrication des fromages. La jumenterie voisine abritait un élevage de chevaux. Au début du XXe siècle, la ferme possède de nombreuses têtes de bétail, et le touriste trouve à la métairie du Ballon un repas composé de lait et de fromage ainsi qu’un abri pour la nuit dans le grenier au-dessus de l’étable. Comme les bâtiments de ce type, elle possédait un dansoir pour distraire la jeunesse de la montagne et des vallées. Cette ferme subit un incendie pendant hiver 2001. Une partie du bâtiment est endommagée et doit faire l’objet d’une reconstruction. (1) Sommet dénudé des collines. (2)De l’allemand Melker, trayeur de vaches, désignant l’éleveur de montagne qui pratique la transhumance.

papeterie

PAPETERIE

XIXe siècle - Malvaux .

Au début du XIXe siècle, l’imprimeur Clerc installe sur les bords de la Savoureuse une papeterie dotée d’une roue hydraulique. Les bâtiments conservent la conduite d’eau voûtée qui acheminait l’eau. Son fils étant décédé, la veuve Clerc vend la papeterie à Ferdinand Boigeol le 30 juillet 1845. L’industriel convoite alors cet équipement, mais surtout le droit d’eau de trois étang du Ballon, Madrier, Petit - Haut et Roseaux. Il y installe une nouvelle usine de tissage. Chaque matin, par tous les temps, un ouvrier ouvrait les vannes des étangs et refermait le soir.

tissage

TISSAGE

XIXe siècle - Les Grands-Champs

Comme à Giromagny, les ressources naturelles que constituent l’eau et le bois favorisent l’implantation de l’industrie textile au XIXe siècle. Le tissage à sheds des Grands - champs et ceux du Pont et de La Papeterie fournissent du travail aux différentes catégories de la population : hommes, femmes et enfants. En 1845, Ferdinand Boigeol équipe La Papeterie de 190 métiers mécaniques, valant 155 francs l’unité. En 1867, ce tissage en possède 200. Il fonctionne jusqu’en 1914.

INFORMATIONS:période Napoléonienne

– À 16 km au N. de Belfort, par Sermamagny et Giromagny, en direction du Ballon d'Alsace. * Cimetière communal : sépulture de Georges Stalder, soldat au 8e de ligne, médaillé de Sainte-Hélène : « ICI RE¬POSE / STALDER GEORGES / DÉCÉDÉ LE 18 AOÛT 1878 / À L'ÂGE DE 89 ANS. ANCIEN / SOLDAT DE L'EMPIRE / CAMPAGNE D'AUTRICHE 1809 / WAGRAM, 1810 - 11 - 12 / ESPAGNE - PORTUGAL / ET DE FRANCE 1814 / PRISONNIER À WATERLOO / EN 1815. » (Stèle avec cocarde du Souvenir Français, partie gauche 4e rangée après la croix).