Le patrimoine des communes du Territoire de Belfort

Par Fourel David

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Grandvillars

Canton de Grandvillars

Arrondissement de Belfort

Superficie : 1 500 ha

Population 2013 : 3 122 habitants

Habitants :

Cours d’eau: l’Allaine

Origine du nom: du latin villa, domaine.

SCULPTURE

Vers le XIVe siècle

15, place Rucklin

SCULPTURE
Cet ensemble sculpté provient vraisemblablement de l’ancienne chapelle de l’hôpital Saint André .Fondé en 1323, par ordre du Saint Esprit, l’hôpital est un établissement charitable. Les religieux s’attachent à soulager les pauvres, les vieillards, les malades et recueillent les enfants trouvés. Au XIIe siècle, son époque la plus prospère, cet ordre dirige en Europe 870 maisons dont 400 en France.

ÉGLISE SAINT - MARTIN

Années 1702 - 1848

Architecte : Diogène Poisat

ÉGLISE SAINT - MARTIN
Avant le XVIIIe siècle, Grandvillars ne dispose que d’une petite chapelle dédiée à saint André. En 1700 l’abbé Fouchard décide de faire construire une église pour accueillir les 450 habitants du bourg et les quelques familles ouvrières des Forges. Dédiée à saint - Martin, cette église se compose alors d’une nef, d’un chœur et d’un clocher, situé à gauche de l’édifice et non pas dans le prolongement de la nef. En 1837, l’église prévue pour 550 personnes ne peut plus accueillir les 1 400 paroissiens de la commune. La nef et le chœur sont donc démolis et l’église actuelle, de style néo - roman, est érigée sur le même emplacement. Elle est très endommagée par des obus en 1944 : tous les vitraux et l’orgue doivent être remplacés, et une partie de la toiture refaite.

ORGUE

Facteur : Georgel

Église Saint - Martin

ORGUE
Cet orgue, mis en service en 1960 se compose d’un buffet, surmonté des trente - neuf tuyaux, et d’une console séparée, placée devant le buffet. L’instrument compte deux claviers de cinquante - six notes, cinq pédales de combinaison et seize jeux.

ANCIENNE MAISON BRUAT

Rue Notre - Dame

ANCIENNE MAISON BRUAT
Claude - Joseph Bruat, né en 1763, est issu d’une famille originaire de Porrentruy, installée à Grandvillars depuis le milieu du XVe siècle. Il fait des études de droit, qui l’amène à la magistrature après avoir été député en août 1791. Il travaille pour la Convention de 1794 à 1796, puis repend ses fonctions de magistrat à Altkirch, (haut - Rhin) où il meurt en 1807. Son fils Armand - Joseph, né en 1796 à Colmar, se destine à la carrière militaire. En 1811, il est admis comme élève aspirant à l’École de marine de Brest. Au cours de sa carrière, il participe à la campagne d’Algérie, et l’installation de la France à Tahiti. En 1854, pendant la guerre de Crimée, il participe à la prise de Sébastopol, où il gagne son titre d’amiral de France. Il meurt lors du retour en 1855.

NEF

Année 1860

Chapelle Notre - Dame - de Montrobert

NEF L’intérieur de la chapelle est décoré de tableaux provenant de l’église Saint - Martin. En 1913, le curé fait poser des tableaux sur lesquels sont peints les noms des morts « au service de la patrie » de 1702 et 1912. ? ces noms cent ajoutés ceux des victimes des deux guerres mondiales.

COLONNE FUNÉRAIRE

XVIIe siècle

Chapelle Notre - Dame -de - Montrobert

COLONNE FUNÉRAIRE
Cette colonne commémore le souvenir de Louis Marie Antide de Pra de Peseux et son épouse. Les Pra de Peseux sont une très ancienne famille noble, dont l’origine remonte au XIIIe siècle. L’épouse de Louis, Jeanne Octavie de la Basinière, hérite à la mort de son père, en 1758, de la seigneurie de Grandvillars par Kléber. Considéré comme émigré lors de la Révolution, il voit ses biens confisqués. Le château est racheté en 1848 par M. Migeon, qui y installe son usine de tréfilage.

MAISON

Pan de bois

16, rue de l’Église

MAISON
Les fermes et les maisons sont bâties avec les matériaux trouvés sur place. Le modèle architectural repose sur les colombages, pans de bois remplis de torchis, de cailloux ou de bois. Parfois, des parties de mur ou des murs entiers sont construits avec des planches de bois. Il arrive également qu’une partie soit réalisée en pierre, comme ici pour le soubassement de la maison.

CHÂTEAU MARCHAND

10, chemin du Calvaire


Cette demeure est construite à l’emplacement approximatif de la première église Saint - Martin.

MAIRIE

Année 1905

MAIRIE
Cette maison est construite par Lucien Edmond, pharmacien et photographe, dans le style de l’époque : angles en brique, toiture d’ardoise, festons.

CASERNE DU MOULIN

CASERNE DU MOULIN
Ces logements se trouvent à l’emplacement d’un ancien moulin qui leur a donné son nom. Grandvillars comptait autrefois deux moulins banaux, l’un en amont du bourg, l’autre en aval. Ils fonctionnaient grâce à une roue à aubes ou à palettes, actionnée par la force du courant. Ils étaient situés sur les fossés de défense.

BORNE - FONTAINE

Année 1921

Rue Notre - Dame.

BORNE - FONTAINE
Ces bornes - fontaines installées dans les rues s’ajoutent aux équipements des maisons et des fermes. Elles servent aussi bien aux habitants qu’aux pompiers en cas d’incendie. Ces appareils, jugés trop vétustes et dégradés disparaissent peu à peu.

PLAQUE DE RUE

XXe siècle

PLAQUE DE RUE
Gaspard Barbaud naît le 19 octobre 1913 à Héricourt. Dans sa jeunesse, il travaille aux Forges d’Audincourt, où il devient rapidement contremaître. Vers 1650, disposant d’un petit capital, il devient locataire et directeur de l’usine d’Audincourt. Á la même époque, il s’intéresse à plusieurs entreprises industrielles près de Montbéliard et en haute Alsace. Il achète en 1672 les seigneuries de Grandvillars et Florimont, avec pour objectif la création d’usines. En 1675, il est l’un des premiers maîtres de forges de la région.

MARQUE D’INONDATION

Année 1910

Rue de la Première - Armée

MARQUE D’INONDATION
En janvier 1910, les eaux de l’Allaine se sont écoulées dans la Grande - Rue, envahissant les rez - de - chaussée et les écuries. L’école de filles du bourg a été complètement isolée, et a dû être ravitaillée par barque.

INFORMATIONS:période Napoléonienne

– À 18 km au S.-E. de Belfort. • Place du 18-Novembre, cimetière communal, Chapelle Notre-Dame de Montrobert. À l’intérieur, parmi les noms des soldats de Grandvillars morts sous les drapeaux français, on relève les noms de : – Martin Bron, fusilier au 106e de ligne, mort à l’hôpital de Vienne, des suites de ses blessures reçues à Wagram le 23 juillet 1809 ; – Joseph Deur, caporal au 61e de ligne, mort des suites de maladie le 30 avril 1814 à l’hôpital de Hambourg ; – Félix Lopinot, grenadier au 61e de ligne, mort à l’hôpital de Hambourg le 19 février 1814 ; – Joseph-Noël Mariotte, soldat au 28e de ligne, mort des suites de maladie à Mayence le 14 décembre 1810 ; – Georges Nolin, soldat, à la 6e compagnie du 5e bataillon bis du train d’artillerie, lié à la commune par ses parents et son épouse, mort le 19 mars 1806 alors que son unité était en dépôt à Bischwiller. – Jacques Saugier, grenadier au 61e de ligne, mort des suites de maladie à l’hôpital de Hambourg le 11 mai 1814.