Le patrimoine des communes du Territoire de Belfort

Par Fourel David

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Giromagny

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Canton de Giromagny

Arrondissement de Belfort

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Superficie : 524ha - Population 2013 : 3219 habitants

Habitants : les Giromaniens

Cours d'eau: la Savoureuse

Origine du nom: de l’anthroponyme Gerhard, guerrier hardi, dérivé en Girart en Territoire de Belfort, et du latin mansionile, ferme.

entree

ENTRÉE DE MINE

Fin de XVIe siècle - Circuit des Mines

L’ornementation de la tour - clocher, avec ses ouvertures en plein cintre et ses corniches moulurées, caractérise cette église achevée en 1789. Dédié à saint - Claude, le sanctuaire abrite un autel latéral dressé en l’honneur de ce patron de la paroisse et de la Franche - Comté. Saint - Claude, né à Salins, dans le Jura, est archevêque de Besançon en 626. Il se retire en 633 au monastère de Sainte - Oyand (Saint - Claude, Jura), dont il reste abbé durant cinquante - cinq ans. Depuis la fusion des deux communes en 1972, l’édifice de 900 places et aussi l’église paroissiale de Salbert.

galene

GALÈNE

Musée de la Mine et des Techniques minières

L’exploitation des mines du Rosemont débute probablement au milieu du XVIe siècle. Soumise au règlement établi par l’empereur Maximilien en 1517, elle est en plein essor au XVIe siècle. Suspendue pendant la guerre de Trente Ans, cette activité fournit encore 170 kilogramme d’argent à Giromagny entre 1701 et 1705. Le métal est extrait des minerais de galène argentifère et de cuivre gris. La galène, sulfure de plomb d’aspect gris bleuâtre métallique, se présente en cristaux, cubes ou octaèdres. Ce minerai, naturellement présent en déport et en filons, est traité par la méthode de la coupellation1pour fournir l’argent. (1) Séparation par oxydation du fer de l’or ou l’argent d’un alliage.


azurite

AZURITE - Fin de XIXe siècle

Musée de la Mine et des Techniques minières

L’azurite, carbonate naturel de cuivre d’aspect bleu nuit, se présente sous forme de prismes ou d’agrégats. L’extraction de l’argent à partir de cuivre gris nécessite l’apport de plomb d’œuvre. Celui - ci extrait des mines, est produit en quantité insuffisante pour les traitements du cuivre, et une partie doit être importée. L’argent, fondu sur place, est destiné aux ateliers monétaires de Thann jusqu’en 1565, de Bâle puis d’Enisisheim à partir de 1584. Le cuivre est lui aussi vendu à Bâle et Nancy pour la fonderie de canons du duc de Lorraine. Ralentie pendant la guerre de Trente Ans, l’activité minière reprend et se mécanise avec la mise au point de machines hydrauliques. Elle décline progressivement au cours de XVIIIe et XIXe siècle.


/pointerolles

POINTEROLLES -

Musée de la Mine et des Techniques minières

Fait à la main, la pointerolle est un outil à percussion utilisé entre le XVe et le XVIIe siècle pour l’abattage des minerais et des roches jusqu’aux filons. Il en existe de nombreux modèles. Le corps est constitué de fer, qui a la propriété d’être doux, et d’une pointe en acier trempé très dure. Percées d’un trou pour recevoir un manche, les pointerolles sont de différentes longueurs, de 9 à 21 centimètres. Cet outil est frappé avec un « schelegue »marteau pesant 1,5 kilogramme. Un marteau plus léger, le bocquelin, est utilisé par les femmes pour casser les blocs. Avec l’usage de la poudre, la pointerolle ne sert plus qu’à terminer le travail commencé à l’explosif.

lampe

LAMPE DE MINEUR

Ver le XVIIIe siècle -Collection particulière

Ce type de lampe utilisée par les mineurs au XVIIIe siècle. L’huile est le combustible de ce moyen d’éclairement dont les mineurs sont équipés pour progresser dans leur travail. La flamme constitue cependant un danger, car les gaz qui circulent dans galerie sont susceptibles de s’enflammer et de créer des explosions.

maison

MAISON DE MINEUR.-

Vers les XVIIe - XVIIIe siècles -15, rue de Tilleul

Cette maison à un niveau est caractéristique de l’habitat des mineurs. Á l’origine simple cabane de bois couverte d’ancelles ou bardeaux, elle comprenait quatre chambres bases et une étable, et disposait d’un jardinet. Á Giromagny, la pierre est plus tardivement associée au bois et la cuisine possède un poêle et une cheminée en pierre. Les annexes en bois sont alors agrandies en fonction des besoins. Au recensement de 1682, la localité et le quartier des Planches comptaient 181 maisons et « chesaux » de mineurs, dont 117 maisons habitables.

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MAISON MAZARIN

Fin du XVIIe - XIXe siècle - Place des Mineurs

Ce bâtiment est celui de l’ancienne maison de la justice des mines fondées en 1564. Il est construit en 1561 par ordre de l’archiduc .Le cardinal fait de sa nièce Hortense Mancini la principale héritière de ses domaines, dont les mines de Giromagny, à la condition que son futur mari, qui sera Armand Charles de la Porte, duc de La Meilleraye, prenne le nom de Mazarin. Mazarin n’a jamais séjourné dans cette maison plusieurs fois transformée siècles suivants.

les fougerets

LES FOUGERÊTS

Année 1898 - La Siotte

Située dans un parc de plus de 7 hectares, cette construction symbolise la puissance de la dynastie industrielle fondée par Ferdinand André Boigeol, né à Héricourt le 19 thermidor an VIII (15 août 1800) et mort en 1866. Ce dernier s’installe à Giromagny en 1820 avec G. T. Herr. Après son mariage avec une fille de la famille Japy, de Beaucourt, il crée son premier tissage dans la commune au lieu de vendre le fil produit par sa filature. Il implante ensuite cette activité dans toute la région. La mémoire locale rapporte que cet industriel n’a pas constitué de fortune personnelle, et que sa femme lavait son linge à la rivière avec les lavandières. Un ruisseau, la Siutte, traverse la propriété et alimente une pièce d’eau.

temple

TEMPLE

Années 1903-1905

La présence des protestants est liée à la venue du personnel d’encadrement protestant des usines des familles Boigeol - Warnod. Entre 1571 et 1580, sur 3 000 habitants 300 à 350 sont protestants. En 1853, les industriels protestants Louis et Ferdinand Boigeol construisent une église pour les membres de cette confession et ouvrent une école primaire - de 1863 à 1862, environ 25 élèves –. En 1866, Giromagny compte davantage de protestants inscrits qu’à Belfort. Le culte est célébré jusqu’en 1902 dans une petite chapelle de bois. Cette dernière est remplacée par un temple de style néo - gothique, doré d’un petit clocher abritant une cloche.

caserne

CASERNES

Années 1913

Réalisée aux frais de la commune, la construction des casernes occupe une ancienne propriété de l’industrie Warnod, dont seul un vestige du mur d’enceinte subsiste après la destruction du château par le feu en 1909. D’abord occupée par un bataillon du 42e régiment d’infanterie, la caserne abrite un hôpital destiné à l’évacuation du front d’Alsace pendant la Première Guerre mondiale. D’autres unités lui succèdent, et un bataillon du 53e régiment de chasseurs mitrailleurs indochinois s’y installe en 1921. Les bâtiments abritent ensuite un bataillon du 35e régiment d’infanterie, lui - même basé à Belfort, puis servent de camp d’internement pendant la Second Guerre mondiale. 27 janvier 1949, la commune participe largement à la construction de la caserne, en offrant le terrain, la pose des canalisations , et en payant une partie des frais.

ancienne

ANCIENNE FRABRIQUE DE BAS

XIX siècle

23, faubourg de Belfort

Cette fabrique de bas témoigne de la diversité de l'activité textile implantée à Giromagny et de la complémentarité régionale dans le traitement des différentes fibres. Cette industrie conserve de petites uinités de production, telle cette maison, plus caractéristique de l'entreprise familiale que d'une structure indiustrielle massive. Derrière la maison existait un petit atelier avec un toit en shed édifié vers 1925 ; une trentaine de personne y fabriquent des bas des chaussette. Cet atelier a été fermé en 1952.

INFORMATIONS:période Napoléonienne

À 14 km au N. de Belfort, en direc¬tion du ballon d’Alsace. • Cimetière communal, à la sortie de la com¬mune, par la D 12 en direction de Auxelles-Bas, mo¬nument funéraire de Simon Marchand, capitaine au 2e d’artillerie à pied. Il sert en Égypte et à Naples. Re¬traité en 1809 : « CI-GÎT MONSIEUR MARCHAND NÉ À ROUGEGOUTTE / LE 9 FÉVRIER 1770 – CAPITAINE D’ARTILLERIE / CHEVALIER DE LA LÉGION D’HONNEUR DÉCÉDÉ À GIROMAGNY LE 18 DÉCEMBRE 1842 / BRAVE DANS LES COMBATS HUMAIN APRÈS LA VICTOIRE. » Au verso : « CAMPAGNE DU RHIN – SIÈGE DE MAYENCE / CAMPAGNE D’ITALIE – SIÈGE DE GAÈTE / GUERRE DE VENDÉE – SIÈGE DE SAINT-JEAN-D’ACRE / CAMPAGNE D’ÉGYPTE – SIÈGE D’ABOUKIR / IL FUT DÉCORÉ SUR LE CHAMP DE BATAILLE DE LA MAIN DE / L’EMPEREUR NAPOLÉON. » (Sépulture de famille, stèle avec ornements militaires dont la croix de la Lé¬gion d’honneur, carré 17, tombe numéro 1 à droite, premier carré en entrant).