Le patrimoine des communes du Territoire de Belfort

Par Fourel David

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Delle

Delle

Canton de Delle

Superficie : 920 ha

Delle

Population 2013 : 5 953 habitants

Habitants : les Dellois

Cours d’eau : l’Allaine et la Batte

Origine du nom: l’anthroponyme germanique Dadila .

ANCIEN HÔTEL DE VILLE

XVIe siècle

ANCIEN HÔTEL DE VILLE
Ce bâtiment est construit à peu près à la place de l’ancienne halle aux grains édifiée en 1443, qui servait de salle commune dans laquelle se réunissaient les magistrats et où se tenaient les audiences du tribunal. Au rez - de - chaussée, s’installaient les foires et les marchés, et à l’étage, la partie habitable abritait les séances publiques. La prospérité que connaît la ville au XVIe siècle permet à la communauté d’édifier la Maison des cariatides, qui se trouve en face de la halle, pour y tenir les audiences. Mais la ruine entraînée par les guerres durant la règne de Louis XIV oblige la ville à revendre le nouvel immeuble et à réinstaller le magistrat dans cette bâtisse. Depuis le 31 décembre 2001, l’ancien hôtel de ville est devenue la Maison de l’intercommunalité.

ANCIEN HÔPITAL

XVIe siècle

ANCIEN HÔPITAL Adossé à une ancienne tour d’angle du rempart du XVe siècle, ce bâtiment est celui de l’ancien hôpital érigé par la ville. Il doit son existence à Claude Garnier et au prévôt1 Jean Guyat Lovy, qui ont légué leurs biens à la ville dans le but de soutenir et soulager les pauvres. Suivant la volonté des fondateurs, l’administration de l’hôpital était confiée au bailli, au prévôt et au magistrat –– auxquels est adjoint le curé à partir de 1672. Puis, en 1766, le règlement met en place un prévôt de l’hôpital et un adjoint pour mener à bien ces tâches, moyennant finance. Aux principales fonctions de l’hôpital, la charité et l’assistance aux pauvres, s’ajoutaient de nombreux services, comme la distribution de nourriture aux familles les plus démunies, et un hébergement, en principe réservé aux étrangers. L’hôpital proposait également des aides financières et matérielles aux Dellois dans le besoin, payait en partie les instituteurs, ainsi que les frais de scolarité des plus pauvres, offrait des bourses et finançait des apprentissages. Après la Révolution, le bâtiment devient un hôpital militaire jusqu’ en 1820, abrite l’école jusqu’en 1840, puis est réaménagé en logements, avant d’être un bâtiment de services techniques. La maison sert ensuite d’école jusqu’en 1842 puis est cédée à un particulier avant de redevenir à nouveau communale. De 1965 à 2001, elle accueille les services techniques de la ville.

CALVAIRE

Année 1551

CALVAIRE
Seul le socle de cette croix date de 1551. Il porte un écusson d’origine germanique, qui montre à la fois les armes du duc d’Autriche et celles de la ville. Il porte en outre un texte qui rappelle la reconstruction du «  grand pont », le plus rentable et le plus large des trois ponts de la commune, qui remplace en 1551 une installation de bois.

CARIATIDE LA JUSTICE

Année 1571

Bois de chêne

Maison des cariatides

CARIATIDE LA JUSTICE
Cette cariatide fait partie des statues qui soutiennent le portique. Figurine féminine qui représente la Justice, elle rappelle que la cour de justice de la seigneurie se tenait dans la maison. La statue brandit une balance et se trouve entourée de part et d’autre d’un couple de riches et d’un couple de pauvres, pour signifier que la justice égale pour tous.

MAÎTRE - AUTEL

Église Saint - Léger

MAÎTRE - AUTEL
L’agneau et la croix représentés sur le maître -autel symbolisent le sacrifice et la Résurrection.

ORGUE

année 1967

Facteur : Curt Schwenkedel

Église Saint - Léger

ORGUE Lors de la fabrication de cet orgue, Curt Schwenkedel s’efforce de reprendre les caractéristiques des instruments européens construits avant le XIXe siècle, dans le but de lui donner un style baroque. Les orgues de Schwenkedel datent de 1967. Restaurées en 1994, elles sont composées de vingt et un jeux et un tremblant, deux clavier et un pédalier. Cette palette sonore permet d’interpréter la musique ancienne et d’ouvrir sur un répertoire de musique française. Les trompettes en chamade sont une caractéristique de l’instrument.

HÔTEL DE VILLE

Année 1581

Architecte : Louis Lourdel

Place François - Mitterrand

HÔTEL DE VILLE Avant de devenir l’hôtel de ville actuel, la maison appartenait à la famille Feltin dont un des membres devint cardinal archevêque de Paris (Maurice Feltin, 1883 - 1975). Adossée à la muraille, elle a été construite en 1581 par le prévôt et bailli Louis Lourdel à l’emplacement d’un château médiéval qui datait probablement du XIVe siècle. Dans l’angle de la tourelle d’escalier, une plaque porte deux écussons martelés ainsi que la date de construction et la devise du constructeur, SEQVITVR FORTVNA LABOREM, « le travail engendre la fortune ». Tombée entre les mains d’un riche bourgeois de la ville, avocat au conseil souverain d’Alsace, Henri Bourg, la maison est modifiée dans les années 1725 - 1726. L’aménagement intérieur est profondément remanié, les fenêtres à meneaux disparaissent, le portail à colonnes qui se trouvait en façade est déplacé, un simple mur contre lequel vient s’appuyer la galerie et la tour carrée abritant remplace la muraille de ville entre la maison et la terrasse du château. Enfin les jardins à la française sont aménagés devant la maison jusqu’à l’angle de la Grand - Rue. Rachetée en 1770 par une famille d’agriculteurs originaires du haut Doubs, elle reste alors inchangée jusqu’à son rachat par la ville en 1993. Les anciennes granges construites en 1881, restaurées en 2001, abritent aujourd’hui les services techniques de la ville.

PORTE

XVIe siècle

Vestiges du château Feltin

PORTE
L’accès à l’intérieur du château ne se faisait pas par cette porte, creusée dans l’une tours, mais par la façade principale. En 1724, François de Bourg, avocat président du Conseil souverain d’Alsace et propriétaire de la demeure, la fait transformer. Il récupère l’ensemble des pierres, fait déplacer les armoiries du XVIe pour les reposer sur le pignon est, et aménager des galeries à balustre et des cheminées dans toutes les pièces.

PLAQUE COMMÉMORATIVE

Année 1714

2 bis, Grand - Rue

PLAQUE COMMÉMORATIVE
Cette plaque témoigne de la hauteur atteinte par l’eau lors de l’inondation de 1714. Le responsable de cette crue était non pas l’Allaine, mais la Batte, qui déborda durant la nuit à la suite du violent orage qui s’abattit sur la ville.

TERRIER DE LA SEIUGNEURIE DE DELLE

Milieu du XVIIIe siècle

TERRIER1 DE LA SEIUGNEURIE
Parce qu’il était frondeur, le comte de la Suze s’est vu retirer en 1654 les terres qu’il possédait dans la région de Belfort, le comté de Belfort de Belfort et de Ferrette, ainsi que les seigneuries de Delle et Grandvillars. Louis XIV remet ce patrimoine à Mazarin ; les héritiers du cardinal en jouiront jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

GRANDE FONTAINE

Année 1827

Architecte : Girarde

GRANDE FONTAINE
Dès le début du XIXe siècle, une fontaine constituée de deux bassins rectangulaires se trouve sur la place. Lorsque celle - ci est agrandie en 1827, grâce de l’achat d’un jardin appartenant du Dr Bulliard, la fontaine est elle aussi modifiée. Elle est remplacée par un bassin octogonale de 8 000 litres flanqué d’un bassin rectangulaire plus petit, vestiges de l’ancienne fontaine. Une colonne est érigée au milieu, surmontée d’un chapiteau toscan qui porte alors les armes de la ville et une inscription : « Erecta anno 1828 –– utere non turba », « Érigée en 1828, bois, ne trouble pas » La colonne a depuis lors subi d’autre changements, puisqu’elle est surmontée d’une République au bonnet phrygien.

PONT

Année 1873

Faubourg Saint - Nicolas

POINT
Ce point, qui enjambe l’Allaine, en remplace un autre, plus étroit. La grande croix en pierre qui se trouve au milieu, sur le parapet gauche provient de cet ancien pont, sur lequel elle était placée au même endroit.

CURE

Année 1902

Rue Roger - Campredon

CURE
Ce bâtiment, qui porte gravés au fronton les mots « travail » et « économie », abrite la Caisse d’Épargne jusqu’en 1987 avant de devenir la cure.

de la Seconde Guerre mondiale, le 18 novembre 1944.

MAISON DES REMPARTS

1576

1, rue de la république

MAISON DES REMPARTS

Eléve à l'extérieur des remparts par le prévot Jean Guyat Lovy, cette maison appartient à ce dernier jusqu'à sa mort en 1609. Durant le XVII siècle, plusieurs propriétaires se succèdent, jusqu'à ce que la bâtisse soit remaniée par Melchior Joseph Taichet en 1753. Il double la surface de l'habitation en créant un corps de bâtiment vers l'intérieur de la muraille et une extension de la maison vers l'est, faisant ainsi de la muraille un mur de refend. A la fin du XVIII siècle, la maison est prolongée vers l'est. L'Etat rachète la maison autour de 1824 pour transformer en gendarmerie, le corps de bâtiment d'habitation de logement. En 1976, le Département, devenue propritaire, cède la maison à la ville, qui en fait un centre socioculturel jusqu'en 1992

MAISON DE RELIGEIUSES

XIX siècle

Rue Saint-Nicolas

Maison de religieuse
Propriété du Dr Joseph Rebout; médecin militaire, cette maison est léguée à la congrégation des Soeurs-du-Très-Saint-Sauveur de Niederbronn par sa veuve en 1933. Le bâtiment, destiné à devenir un hospice, est transformé en maternité en 1939.